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81E SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES : Le Mali prend la parole et assume ses choix !

Publié le 3 octobre 2026 à 12:49
Par La Rédaction
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81E SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES : Le Mali prend la parole et assume ses choix !

Le 28 septembre 2026, dans un discours qui continue encore d’être au menu des débats, échanges et discussions dans les milieux diplomatiques, notre pays, par la voix du Ministre Abdoulaye DIOP, Chef de la Diplomatie malienne, a brillé, à New-York, à travers un discours souverainiste, élaboré et livré sans influence, ni consignes d’un porte-plume. Voici l’intégralité de cette intervention historique

Discours de Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, à l’occasion de la 81ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, New York, le 28 septembre 2026: ‎"C'est pour moi un insigne honneur de prendre la parole devant cette auguste Assemblée pour délivrer, au nom de Son Excellence Le Général d'Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'État, la déclaration de la République du Mali. Je vous adresse, Monsieur le Président, les chaleureuses félicitations de la délégation du Mali pour votre brillante élection à la présidence de la 81ème session de l'Assemblée générale et je vous assure de la coopération de la délégation malienne tout au long de votre mandat. ‎Je saisis également cette occasion pour rendre hommage à votre prédécesseur pour la conduite remarquable des travaux de la 80ème session de l'Assemblée générale. ‎Enfin, je tiens à adresser nos vifs remerciements à Son Excellence Monsieur António GUTERRES, Secrétaire général des Nations Unies, pour son engagement, durant les dix dernières années à la tête de notre Organisation commune, au service de la paix, du développement et des droits humains à travers le monde. ‎ ‎• Excellences, ‎• Mesdames et Messieurs, ‎Il y a 66 ans, jour pour jour, le 28 septembre 1960, soit 6 jours après son accession à l’indépendance, le Mali, sous la conduite de Son Excellence le Président Modibo KEITA, a été admis à l’ONU avec notamment le soutien de la République de Tunisie et celle de Ceylan, actuel Sri Lanka. Le Mali se félicite du thème de la 81ème session ordinaire de l’Assemblée générale, à savoir « Restaurer la confiance, accompagner les transformations : une Organisation des Nations Unies au service de tous ». ‎Ce thème est pertinent et d’actualité, car au-delà de la réflexion qu’il suscite sur la manière dont notre Organisation peut retrouver sa crédibilité et son efficacité dans un contexte international de crises multiples et de remise en cause du multilatéralisme, il appelle surtout à restaurer la confiance entre les États Membres pour trouver des solutions communes et adaptées aux nombreux défis de notre temps. ‎Comment y arriver ? ‎Pour sa part, le Mali réaffirme son attachement indéfectible à un multilatéralisme réformé, fondé sur le strict respect des buts et des principes de la Charte des Nations Unies, notamment l'égalité souveraine des Etats, le respect de l'intégrité territoriale des Etats, l'interdiction du recours à la force, le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures des États. ‎En nous éloignant de ces principes, nous nous rapprochons inéluctablement de cycles conflictuels. ‎Nous le savons tous : les violations flagrantes du droit international, son application sélective, la persistance de la politique de deux poids deux mesures dans la gestion des crises à travers le monde, et le recours abusif à la force, à la menace, les politiques d’hégémonie, d’assujettissement et de domination, en violation de la Charte de notre Organisation, ont considérablement entamé la confiance des citoyens du monde dans les institutions internationales, en particulier les Nations Unies. ‎Aussi, le Mali appelle-t-il à la levée des mesures coercitives unilatérales, qui portent atteinte à la souveraineté des Etats et mettent en danger la vie et le bien-être des populations de la trentaine de pays à travers le monde affectés par ces sanctions. ‎A toutes ces pratiques qui fragilisent la gouvernance mondiale actuelle, s’ajoute la lenteur d’anticipation des Nations Unies qui l’oblige, à posteriori, à jouer impuissamment les observateurs des crises qui secouent le monde. ‎C’est le cas du Sahel, qui est, depuis plus d’une décennie, confronté à une crise sécuritaire, provoquée notamment par l’intervention militaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Libye en 2011. Aventure militaire aux risques non maîtrisés, l’action militaire de l’OTAN en Libye a considérablement aggravé la situation sécuritaire, politique, humanitaire et des droits humains dans notre région, notamment par la propagation du terrorisme et de l’extrémisme violent. ‎Face à ce sombre tableau, il est légitime de s’interroger sur l’efficacité des leviers dont dispose notre Organisation. C’est pour cela que nous avons accueilli favorablement le processus de revue stratégique du Bureau régional des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel, qui doit aboutir à un schéma plus conforme aux réalités et préoccupations des populations concernées. Le Gouvernement du Mali réitère sa ferme condamnation du terrorisme international et de ses sponsors étatiques étrangers, qui financent, arment, fournissent la logistique et les renseignements à ce crime transnational organisé. ‎Après les premières déclarations de l’Ukraine, qui dès 2024 assumait son soutien aux groupes terroristes opérant au Sahel, ce pays a réitéré publiquement, au Sommet de l’Etat, son ingérence en Afrique. ‎Au-delà de nos Etats, d’autres sources indépendantes, corroborent aujourd’hui ces agissements inacceptables de l’Ukraine. Voici là un pays qui prétend défendre son intégrité territoriale et qui, sous d’autres cieux, notamment en Afrique et au Sahel, apporte un appui clair et assumé à des groupes terroristes et à d’autres groupes mafieux pour porter atteinte à l’intégrité territoriale de notre pays. ‎Face à l’histoire, la communauté internationale, et particulièrement l’Afrique, ne peuvent continuer à garder un silence coupable face aux agressions de l’Ukraine, aux conséquences énormes pour les pays africains et bien au-delà. Nous ne sommes pas dupes, l’Ukraine n’est que la partie visible de l’iceberg de la déstabilisation de nos pays afin de briser leur volonté d’émancipation d’une tutelle coloniale à jamais révolue. ‎Le terrorisme, entretenu et soutenu, se manifeste essentiellement sous trois formes. ‎D’abord une forme armée qui s’attaque aux populations civiles et à nos Forces de Défense et de Sécurité ; une forme économique qui vise à asphyxier nos pays ; et une forme médiatique à travers la désinformation organisée et systématique de la part de certains médias dont nos pays sont victimes de certains médias nostalgiques d’un passé colonial révolu. ‎Les attaques complexes et coordonnées des 25 avril et 04 juillet 2026 dans plusieurs localités au Mali, ayant causé de nombreuses victimes, constituent la preuve d’une connexion dangereuse dont nous devons être de plus en plus conscients. ‎Sans surprise, le scénario déroulé en 2012 se reproduit, avec des groupes armés terroristes et des groupes armés soi-disant séparatistes, formant une coalition terroriste assumée contre les Institutions et les populations maliennes. ‎Les réponses régionale et internationale, y compris le déploiement de forces internationales, n’ont pas permis d’endiguer ces crises sécuritaires complexes et les massacres des populations sahéliennes. ‎C’est la raison pour laquelle Leurs Excellences le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’État et Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, ont pris la décision historique de créer, le 06 juillet 2024 à Niamey au Niger, la Confédération des Etats du Sahel, afin de prendre en main le destin de nos pays. ‎De sa création à nos jours, la Confédération AES a permis de réaliser des progrès réels et encourageants dans ses différents périmètres d’action Je réaffirme ici la détermination de nos trois Chefs d’Etat à poursuivre et à intensifier cette lutte contre le terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations. ‎La délégation du Mali adhère pleinement au discours qui sera prononcé par Son Excellence Monsieur Karamoko Jean-Marie TRAORE, Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, au nom de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, la République du Mali et la République du Niger. ‎Les Forces maliennes, seules, et dans le cadre de la Force Unifiée de l’AES, ainsi qu’avec l’appui de la Fédération de Russie, sont aujourd’hui sur le front de la lutte contre un terrorisme imposé, une guerre hybride par procuration dont l’enjeu dépasse notre espace et menace d’autres régions. ‎Je salue également l’ensemble des partenaires qui continuent de soutenir le Mali et les pays du Sahel dans ce contexte difficile. ‎La victoire contre le terrorisme, cette menace existentielle globale, appelle à la mutualisation des efforts et des moyens, mais aussi et surtout à une compréhension partagée du phénomène terroriste, car contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, il n’y a pas de bon ou de mauvais terroriste. ‎Pour conforter cette dynamique, les trois pays membres de la Confédération AES restent ouverts à la coopération avec tous les partenaires qui le souhaitent et qui respectent les principes cardinaux qui gouvernent désormais l’action publique de nos pays, à savoir le respect de la souveraineté, et de l’intégrité territoriale de nos États, le respect de nos choix stratégiques et de partenariats, ainsi que la prise en compte des intérêts de nos populations. Nous n’avons pas, à cet égard, d’injonction à recevoir, nous attendons plutôt une collaboration et un partenariat sains et sincères dans le respect mutuel. ‎Dans cette dynamique, le Mali, conformément aux principes et buts de sa politique extérieure, continuera d’inscrire son action diplomatique dans la dynamique de promotion des relations de bon voisinage, de respect de la souveraineté, de respect mutuel, de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres Etats et de règlement pacifique des différends. ‎Je saisis cette occasion pour m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes de la lâche barbarie terroriste, et qui sont héroïquement tombées au champ d’honneur. ‎En outre, je rends un vibrant hommage à nos Forces de défense et de sécurité pour leur courage, leur professionnalisme et leur engagement sans faille à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de nos pays et à protéger nos populations civiles. ‎Je tiens particulièrement à saluer la mémoire du Général d’Armée Sadio CAMARA, Ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, dont l’héritage empreint de patriotisme,

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