La Mairie du District fait actuellement l’objet d’une grande sollicitation, pas seulement de la part de ceux qui ont l’habitude d’y passer pour régler les affaires individuelles. Ces derniers jours, ce sont des milliers de propriétaires d’engins à deux roues qui font le siège de la structure afin d’acquérir la vignette 2026.
Dans notre pays, il est courant de voir certains usagers attendre la dernière minute pour se mettre en règle vis-à-vis des lois. C’est le cas particulièrement des conducteurs d’engins à deux roues. Cette année également, ils sont venus par plusieurs centaines pour se procurer de la nouvelle (2026) dont, pourtant la disponibilité a fait l’objet d’un communiqué largement diffusé, il y a plus de deux mois par le District. L’information ; quoique donnée à temps, n’a pas empêché certains de nos concitoyens à attendre la dernière semaine pour venir en très grand nombre tenir des rangs kilométriques pour chercher le document. Les premiers qui arrivent sur les lieux, souvent à l’aube, la disputent déjà avec certains intermédiaires, qui profitent aussi de cette forte demande pour mener, à côté, leurs affaires. Ces coxeurs qui tournent dans le périmètre plusieurs heures avant l’arrivée des agents de la mairie, ne sont, généralement, pas demandeurs. Ils cherchent juste à occuper dans le rang une position favorable qu’ils cèdent à la première occasion moyennant le prix d’un plat de riz, voire d’un paquet de cigarettes. Cette pratique est, généralement, une aubaine pour certains retardataires. Dans ce grand tumulte, on retrouve aussi une autre catégorie de jeunes, parfois même des mères de famille, qui ciblent généralement ceux qui, n’ayant pas le courage de faire le rang, se tiennent à l’écart. C’est auprès de ces personnes-là que cette deuxième catégorie d’intermédiaires, de véritables rabatteurs, mobilise leurs revenus. Ils s’infiltrent au sein de la foule, discutent, négocient, prient, parfois supplient pour passer au guichet sans respecter le rang. En revenant avec la nouvelle vignette, le bénéficiaire doit la reprendre avec une légère augmentation de 1000 F CFA ; une marque que le coxeur partage avec des complicités internes au sein de la mairie.
Depuis bientôt une semaine, c’est cette ambiance qui prévaut autour de la Mairie centrale qui a besoin d’un renforcement des mesures sécuritaires, afin de prévenir d’éventuels débordement.
Papa Sow
Source : L’Officiel
